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L'accès à la formation technico-économique (vulgarisation et formation)


1. Le volet formation : les prestations des ressources humaines en milieu rural sont améliorées

La formation est un élément crucial pour assurer la diffusion des thèmes et techniques mis au point par le Projet. Elle est un gage d’appropriation durable des innovations technologiques mises au point par la recherche et promues par le Projet.

 

La plupart des formations se font sous forme typiquement participative (ateliers, visites organisées, échanges entre OP et manipulations pratiques). Afin de démystifier les messages intéressant les partenaires (groupements et projets), il est largement fait appel aux producteurs eux-mêmes pour assurer les formations suivant leurs spécialisations.

 

De 1999 à novembre 2007 (inclus), le volet formation a représenté plus de 35.000 H.J, dont environ 25% de femmes dont la représentation demeure malheureusement toujours trop faible au regard de leur rôle moteur dans le développement rural.

 

Ces formations concernent tous les domaines de la production agricole et pastorale mais aussi des thèmes connexes liés à une meilleure commercialisation/transformation des productions comme l’extraction d’huile d’arachide, l’embouche ovine féminine, le séchage des légumes, le warrantage, …

 

l'embouche ovine à Bokki

l'extraction d'huile d'arachide à Kollo

le séchage solaire des légumes à Goudel

 

Depuis mars 2004, le Projet a introduit le concept de Champs-Ecoles-Paysans (CEP), véritable lieu d’apprentissage et de lutte contre le dogmatisme. Grâce à cette approche, les producteurs tentent aujourd'hui de gérer eux-mêmes les démonstrations et sont capables d’exposer d’une manière pédagogique leurs propres résultats : ils deviennent des "producteurs formateurs".

 

les paysans remplissent eux-mêmes le rôle de formation/information/conseil

les stagiaires du Champ-Ecole-Paysan féminin de Saboudey Carré

 

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2. Quelques thématiques porteuses

1. La micro-dose, application raisonnée et parcimonieuse d'engrais

Le maintien de la fertilité des sols est un élément clé de l'agriculture, et ceci est particulièrement vrai sur les sols pauvres de la zone sahélienne.

Outre le problème de disponibilité, le principal frein à l’utilisation de l’engrais pour augmenter la production est le risque climatique. En effet, l'investissement sous forme d'engrais est un investissement risqué si la pluviométrie devient un facteur limitant au cours de la campagne. Le producteur nigérien investit dans l'engrais avec prudence et parcimonie en fonction des "bien-vouloir" du ciel.

Au regard de cette réalité et à partir des résultats de la recherche (INRAN, ICRISAT, IFDC, Université d’Hohenheim), le Projet a adapté et vulgarisé des options de fertilisation à faible dose, donc à faible coût : l'application d'engrais au poquet ou micro-dose.

 

 

Les résultats sont très encourageants. Ainsi, un apport d'engrais de seulement 20 kg/ha de DAP (18-46-0) au poquet (c-à-d en même temps que le semis) permet, d’augmenter les rendements de près de 60-70% avec un investissement faible de l'ordre de 5.000 F CFA (- de 8 €) à l'ha.

 

Pour en savoir plus ... :

 

Film documentaire sur la technique d'application de microdose d'engrais au poquet au Niger ( WMV, 52Mb)
L'application d'engrais au poquet : résultats de 3 années de démonstrations sur le mil  (PDF, Français, 259Ko)

 

2. La qualité des engrais

Le problème de qualité des engrais a été mis en évidence par le Projet Intrants en juillet 1999 lorsque l’Union de M’Bida envoya son trésorier acheter pour 10.000.000 de CFA d’engrais 15-15-15 et qu’il revint avec de l’engrais ne titrant, en réalité, que 20-1-1. Ce jour là, l’Union perdit 7.500.000 CFA :

- 5.000.000 du fait que l’engrais ne contenait que la moitié des éléments annoncés (22 UF* au lieu de 45) ;

- Et, sans doute encore 2.500.000 CFA du fait que l’azote seul est peu efficace sur les sols sahéliens carencés en phosphore.

* UF = Unité Fertilisante

 

 = Azote (N) (15)

 = Phosphore (P) (15)

 = Potassium (K) (15)

 = Matière inerte

Suite à ces problèmes sur la composition des engrais, en particulier des « engrais mélanges » en provenance du Nigéria, de nombreux ateliers et formations ont été organisés sur le sujet au profit des projets, ONG, services techniques et fournisseurs.

Les commandes groupées notamment permettent de réduire ces risques, grâce à la possibilité d'effectuer des analyses de qualité sur des échantillons prélevés à la livraison. La passation du marché est alors conditionnée au respect de qualité (composition) par le fournisseur.

 

Les documents suivants vous fourniront de plus amples détails sur cette problématique :

  • Composition des engrais N-P-K (PDF, 306Ko)

  • Engrais complexes et mélanges (PDF, 67Ko)

  • Exemples d'analyses comparées d'engrais au Niger (PDF, 30Ko)

  • Procédure d'analyse d'engrais (PDF, 23Ko)

  • Fabrication de 19-19-19 par mélange (PDF, 47Ko)

 

3. La HATA (Houe à Traction Asine)

De nombreuses formations, en grande partie faites par les producteurs compétents eux-mêmes, ont permis de débuter la diffusion de petites houes à traction asine bon marché et qui peuvent être fabriquées par les forgerons villageois : la HATA

 

les formations à l'utilisation de la HATA à Dosso

vue détaillée d'une HATA

la HATA peut être utilisée par les femmes

 

Plaquette de vulgarisation sur la HATA : (PDF, Français, 243Ko), (PDF, Djerma, 244Ko), (PDF, Haoussa, 243Ko)

 

4. Autres

Le volet formation concerne aussi :

  • les traitements phytosanitaires classiques et alternatifs (biologiques) (Fiche lutte biologique : PDF, Français, 1020Ko) ;

  • la multiplication et la distribution de semences améliorées au niveau des boutiques d'intrants ;

  • l'embouche ovine féminine ;

  • la fabrication d'intrants zootechniques (Blocs Multinutritionnels à l'Urée) ;

  • etc.

Pour en savoir plus : consultez l'ensemble des plaquettes de vulgarisation et des documents de formation du projet ...


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